Dix poèmes extraits de “La Raccolta del Sale”, par Alessandro Brusa

 

photo@Kirby Kaufman
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dix poèmes extraits de “La Raccolta del Sale” (Giulio Perrone editore, 2013), proposés et traduits par Silvia Guzzi, accueillis dans le numéro d’octobre 2015 de la revue Terre à ciel et publiés en simultanée sur le blog de poésie italien PoetarumSilva (lire les dix poèmes dans les liens ci-dessous)

 

J’ai converti mes pas en empreintes de géant

je l’ai fait avec la simplicité inculte du paysan
qui à l’été invoque la pluie à sa guise ;

je me suis fait ténu au fil du temps
avec lenteur et passant à une maille plus fine
je me suis étreint à la gorge
en un seul instant, après le coucher du soleil ;

mais à présent je suis là et dans ce monde de rues
je ne sais de quelle voix te dire mon nom,
si la fragilité est un bois que je ne connais pas.

[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

Ho tramutato i miei passi in orme di gigante

l’ho fatto con l’ignoranza spicciola del contadino
che all’estate chiede pioggia a suo piacimento ;

mi sono fatto sottile negli anni
con lentezza e calando ad una maglia più fine
mi sono stretto al collo
in un momento solo, dopo il tramonto ;

ma ora sono qui ed in questo mondo di strade
non so con che voce dirti come mi chiamo,
se la fragilità è un legno che non conosco.

[poème extrait d’Alessandro Brusa, “La Raccolta del Sale”, Giulio Perrone editore, 2013]

*

Ce poème a été traduit en anglais par l’auteur lui-même et est paru dans le numéro de juillet de la revue “Assaracus”:

I turned my steps into those of a giant

I did it like common peasants do,
with the same ignorance they
ask summertime for as much rain as they like;

I grew thinner with time
slowly, and sinking to a smaller mesh
I hang on to my neck
in a single moment, after dark;

but I am here now, and in this mess of ways
I don’t know what voice will tell you my name,
if frailty is a wood I don’t know.

 

LIRE LES DIX POEMES SUR TERRE A CIEL (octobre 2015), suivis d’extraits de l’introduction par Matteo Fantuzzi

LIRE LES DIX POEMES SUR POETARUM SILVA

“L’aurais-tu dit là-bas” par Chiara De Luca, dans la revue Terres de femmes

 

couverture-alfabetopoème extrait de Chiara De Luca, “Alfabeto dell’invisibile” (Samuele Editore, 2015), accueilli dans la rubrique “Poésie d’un jour” de la revue Terres de femmes (septembre 2015), choisi et traduit par Silvia Guzzi

 

L’aurais-tu dit là-bas
où les ombres étaient squelettes
le battement dans les oreilles tambours
le souffle lourdes respirations étrangères
au pas inaccoutumé des ténèbres
que plus tu ne savais comprendre (…)

 
(extrait du poème traduit de l’italien par Silvia Guzzi)

*

L’avresti detto laggiù
dov’erano scheletri le ombre
il battito nelle orecchie tamburi
il fiato grevi respiri stranieri
al passo inconsueto del buio
che più non sapevi capire (…)

(tratto da Chiara De Luca, “Elegia per Simone Cattaneo” in Alfabeto dell’invisibile, Samuele Editore, collana Scilla, 2015, pp. 116-117. Prefazione di Claudio Damiani.)

“Arbre dans quelque forêt”, par Anamaria Mayol, dans la revue Terres de femmes

mayol

lire le poème dans la rubrique “Poésie d’un jour” de revue Terres de femmes, choisi et traduit par Silvia Guzzi

 

 

Arbre dans quelque forêt

Peut-être qu’avant d’être femme
j’étais arbre dans quelque forêt
et mes branches poussaient vers le ciel
dans l’espoir fou de voir
l’horizon (…)

[traduit de l’espagnol (Argentine) par Silvia Guzzi pour Terres de femmes]

*

Árbol en algún bosque

Tal vez antes de ser mujer
fui árbol en algún bosque
y mis ramas crecían hacia el cielo
siempre intentado ver
el horizonte (…)

[extrait de Anamaría Mayol, “Poemas pájaros”, Ed. El Mono Armado, 2006, p. 58]

Catalogue quadrilingue de l’exposition “L’Italie et la diplomatie de la Grande Guerre”, Gangemi Ed, 2015

 

grandeguerra« L’Italia e la diplomazia della grande guerra – Italy’s great war diplomacy – L’Italie et la diplomatie de la Grande Guerre – Italien und die diplomatie des ersten weltkrieges », AA.VV, Collection “Storia, Filosfia, Religione”, Gangemi Editore , Rome, 2015.

 

Traduction française sous la direction de Silvia Guzzi, avec l’aimable contribution d’Olivier Favier

Texte en quatre langues : anglais, français, allemand, italien.
Auteurs: Rita Luisa De Palma, Ersilia Fabbricatore, Federica Onelli, Italo Garzia (sous la dir.)

L’exposition est un projet de l’Unité d’analyse, de programmation et de documentation historique diplomatique du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (site internet de la Farnesina).
Elle s’est déroulée à Rome en mai 2015 et voyagera à Paris, Berlin, Londres, Vienne, Ljubljana et Bruxelles.

« Dans le cadre des nombreuses initiatives prises pour rappeler – à cent ans de distance – l’explosion d’un conflit qui a constitué une véritable rupture dans l’histoire du vingtième siècle, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a considéré qu’il était important de faire connaître à un public le plus large possible un aspect généralement méconnu de la Grande Guerre, à savoir l’action engagée par la diplomatie italienne à partir du moment où, à l’été 1914, sont apparues les conditions qui en ont déterminé l’origine, jusqu’au moment où la Conférence de la Paix de Paris a tenté de prendre des décisions nécessaires afin qu’une tragédie comme celle qui venait de s’achever ne se reproduise plus. »

Sept poèmes de Pier Francesco De Iulio dans la revue Terre à Ciel

 

 

iulioLire ici les sept poèmes de Pier Francesco De Iulio dans la revue Terre à ciel (juillet 2015), choisis et traduits par Silvia Guzzi, accompagnés des illustrations de Pierre Rosin et des notes de lecture de Cetta Petrollo et de Silvia Guzzi.

 

dans le saisissement du ressac
cette heure au fond de la mort
de mes yeux à tes yeux
nous regarde, se fait éternelle :
le silence
est un grain de sable
sur les lèvres, un corps
sur un autre corps au hasard
venant corriger la distance :
naufragés, nous
restons à l’écoute,
empourprés
dans la mer de la mer
à l’ouest.

[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

nell’urto della risacca
quest’ora al fondo della morte
dai miei occhi ai tuoi occhi
ci guarda, si fa eterna :
il silenzio
è un granello di sabbia
sulle labbra, un corpo
su un altro corpo per caso
a correggere la distanza :
siamo naufraghi
restando in ascolto,
purpurei
nel mare del mare
a ovest.

[poème inédit]

 

Lire un autre poème de Pier Francesco De Iulio, traduit par Silvia Guzzi et illustré par Pierre Rosin sur le site de Pierre Rosin : C’è un tempo sospeso

Ainsi que deux autres poèmes de Pier Francesco De Iulio sur le blog de Maria Antonietta PinnaNell’urto della risacca…  et C’è un tempo sospeso

Six poèmes par Alessandro Brusa dans la revue Terre à ciel

photo@Daniele Ferroni
photo@Daniele Ferroni

Lire ici les six poèmes d’Alessandro Brusa extraits de “La Raccolta del Sale” (Giulio Perrone Editore, 2013), accueillis dans la revue Terre à ciel (avril 2015)

 

 

Je me regarde comme si j’étais autre,
comme si cette douleur
     ne m’appartenait pas,
que la besogne d’extraire de la mer le sel
     je n’ai connue pour vivre
mais par besoin d’exister.

[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

Mi guardo come fossi altro,
come se questo dolore
     non appartenesse a me,
che la fatica di estrarre sale dal mare
     non ho conosciuto per vivere
ma per necessità di esistere.

[in Alessandro Brusa, “La Raccolta del Sale”, Giulio Perrone ed., 2013]

“Je t’ai vu chercher…”, par Alessandro Brusa dans la revue Terres de femmes

 

 

cop aleLire ici l’un des plus beaux poèmes d’Alessandro Brusa extrait de « La Raccolta del Sale » (Giulio Perrone Editore, 2013), choisi et traduit par Silvia Guzzi, très aimablement accueilli dans la Revue Terres de femmes (avril 2015)

 

Je t’ai vu chercher pendant des heures le
     mot parfait,
verrouiller les chambres du temps
et fouiller la terre à doigts nus
à la recherche du juste son (…)

[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

Ti ho visto cercare per ore la
     parola perfetta,
chiudere le stanze del tempo
e spalancare la terra con dita nude
alla ricerca del suono giusto (…)

[in Alessandro Brusa, “La Raccolta del Sale”, Giulio Perrone editore, 2013]

“Me-di-terra-neo” par Daniele Casolino (poème-vidéo)

 

Voir et écouter le poème-vidéo :

 

2013 en Méditerrannée

J’ai passé des vies entières
à chercher entre mes dents
les restes des repas volés
à ceux qui n’en ont plus
pour me mordre
comme je voudrais.
Comme je voudrais me réveiller
de la torpeur qui m’accable
de l’ennui planifié
et traverser
la frontière
qui me sépare
de mon frère
lui, le cadet
moi, le roi
et je regarde au large sa barque
engloutie sous la ligne bleue
qui nous sépare
finir dans le ventre des thons
qui engraissent de sushi les paquebots
des mangeurs de sushi.

[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

Me-di-terra-neo

Ho passato intere vite
a guardarmi tra i denti
i residui dei pasti rubati
a chi non ha denti
con cui mordermi
come vorrei.
Come vorrei svegliarmi
dal torpore che mi assilla
dalla noia del sicuro
e superare
quel confine
che divide me
da mio fratello
perché lui è cadetto
ed io son re
e guardo a largo la sua barca
ingoiata dalla striscia blu
che ci divide
a far da pasto ai tonni
che ingrassano di sushi le barche
di chi il sushi mangia.

[poème inédit]

 

Je vous invite à visiter Le site de Daniele Casolino

 

Ce texte a été primé par sicilia.video.poesia, en janvier 2015, le prix étant l’enregistrement du poème sur fond de vidéo.
Poème et voix masculine : Daniele Casolino
Traduction et voix féminine: Silvia Guzzi
Vidéo et montage: Sebastiano Adernò
Musique: Daniele Casolino

Théâtre “La boucherie de Job” de Fausto Paravidino, note par Silvia Berutti-Ronelt

 

macello“La boucherie de Job” par Fausto Paravidino (dramaturge et metteur en scène italien) – LECTURE PAR SILVIA BERUTTI-RONELT (Traductrice et dramaturge – Organisatrice des “Lundis en coulisse” en Belgique; un projet en collaboration avec La Bellone “Maison du Spectacle”. 15/11/2014 : Bozar de Bruxelles

 

Il Macello di Giobbe est une paraphrase contemporaine du mythe de Job, l’homme de bien dont l’Ancien Testament raconte qu’il est mis à l’épreuve par Dieu. Il perd tous ses êtres chers et tous ses biens sans se révolter pour autant contre son créateur. Le Giobbe moderne est, comme son prédécesseur, un homme profondément bon, mais il ne croit pas en Dieu. Ce n’est d’ailleurs pas une puissance transcendantale qui le met à l’épreuve mais celle de notre système économique et financier. Dans la représentation, ces « dieux » sont souvent affublés de têtes de cochons – une image qui n’est pas nouvelle mais qui a le mérite d’être claire.

Le fils de Giobbe, un jeune loup de la finance, revient exprès de Boston pour sauver la boucherie paternelle de la faillite. Mais Giobbe, en désaccord avec son fils, refuse de se faire aider par lui et ses méthodes peu charitables. Les nouveaux dieux n’arrivent pas à le rallier à leur cause. Giobbe perd alors sa boucherie, ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille et, après la mort de sa femme bien aimée, il disparaît avec sa fille malade pour échapper aux plans « salvateurs » de son fils. Il préfère vivre en S.D.F. dans une terrain vague.

Le spectacle s’adresse à un large public et atteint certainement son but, bien que le texte ne semble pas toujours facile. Ce jeune auteur et metteur en scène ne cherche pas une esthétique et un style « branchés ». Il veut simplement raconter cette histoire comme il l’entend et y agit en toute liberté, ce qui est particulièrement perceptible dans sa manière de gérer le temps du récit. Ainsi, il prend tout son temps quand il a envie de raconter des détails de l’histoire mais n’hésite pas à le raccourcir à d’autres moments. De cette manière, il donne à la pièce un rythme variable, tout en créant les moments phares du spectacle. Une de ces scènes en accéléré est particulièrement impressionnante : le jeune boucher que Giobbe a dû licencier revient dans la ville et se met à la recherche de sa fiancée et de son père, son ancien patron. Le comédien court alors pendant plusieurs longues minutes sur place tout en se déshabillant peu à peu, tandis que d’autres comédiens lui prennent ses vêtements. On comprend alors que cette recherche lui coûte toutes ses petites économies, toute son énergie, si bien qu’à la fin il ne lui reste plus rien hors sa vie – et même celle-ci est menacée.

Car, entre le monde de la bonté et celui de l’argent, Paravidino invente deux pauvres hères clownesques, serviles et cupides, prêts à tout pour gagner une récompense pour leurs méfaits. Dans une sorte de prélude, on les voit se disputer les habits du Christ et ensuite leur présence ponctue la pièce jusqu’à cette dernière partie où ils sont au service du fils de Giobbe avec mission de trouver sa sœur pour l’emmener à l’hôpital. En suivant la trace du garçon boucher, ils tombent en effet sur la jeune fille. Dans un excès de zèle et de violence, ils tabassent alors le vieil homme et le jeune avant de les laisser pour morts.

La pièce se termine sur une scène étrange : le fils de Giobbe a fait transporter son père, sa sœur et le jeune boucher dans un hôpital. C’est là que, tout d’un coup, la jeune fille retrouve la parole et les deux hommes semblent guéris de leurs blessures, tandis que la mère morte revient. Une scène de réconciliation de la famille et donc des deux mondes antagonistes. Un happy end osé, kitch ? Certainement pas – juste un rêve qui n’a rien à voir avec la réalité et la fait ressentir d’autant plus cruellement.

Il faut ajouter que, dans ce spectacle, la musique et même la danse ont une place importante et que les comédiens italiens sont extraordinaires !

Félicitations au Bozar pour avoir donné l’occasion au Teatro Valle Occupato de faire sa création à Bruxelles.

signé:

Silvia Berutti-Ronelt
Traductrice et dramaturge
Organisatrice des “Lundis en coulisse” en Belgique; un projet en collaboration avec La Bellone “Maison du Spectacle”.

*

Fausto Paravidino : Il Macello di Giobbe

15/11/2014 : Bozar di Bruxelles

Il Macello di Giobbe è una parafrasi contemporanea del mito di Giobbe, l’uomo del bene messo alla prova da Dio, di cui racconta l’Antico Testamento. Colui che perde affetti e averi senza mai ribellarsi al suo creatore. Il Giobbe moderno è un uomo profondamente buono, come il suo predecessore, ma non ha nessuna fede in Dio. D’altronde, non sarà messo alla prova da una forza trascendente, ma piuttosto da quella del nostro sistema economico e finanziario. Nello spettacolo, questi “dèi” sono spesso vestuti di una testa di  maiale – immagine non originale ma che ha il merito di essere chiara.

Il figlio di Giobbe, un giovane rampollo della finanza, torna appositamente da Boston per salvare la macelleria paterna dal fallimento. Ma Giobbe, in disaccordo con il figlio, rifiuta il suo aiuto e i suoi metodi poco caritatevoli. I nuovi dèi non riescono a portarlo dalla loro parte. Giobbe perde allora la macelleria, i mezzi per sostenere la sua famiglia, e dopo la morte della sua amata moglie, scompare insieme alla figlia malata per sfuggire ai piani “salvifici” del figlio. Preferisce vivere per strada come un senzatetto.

Lo spettacolo si rivolge a un pubblico ampio e ci riesce molto bene, anche se il testo non è sempre facile. Questo giovane autore e regista non cerca un’estetica e uno stile «alla moda». Vuole semplicemente raccontare questa storia a modo suo e lo fa in piena libertà, cosa particolarmente evidente nel modo di gestire i tempi della narrazione. Così, non esita ad allungare i tempi per raccontare alcuni dettagli della storia, per poi ridurli drasticamente in altri momenti. In questo modo conferisce allo spettacolo un ritmo variabile facendone allo stesso tempo emergere i momenti chiave. Una di queste scene accelerate è particolarmente accattivante: il giovane macellaio che Giobbe ha dovuto licenziare torna in città e si lancia alla ricerca della sua fidanzata e di suo padre, il suo vecchio capo. L’attore corre quindi sul posto per diversi lunghissimi minuti spogliandosi poco a poco, mentre gli altri attori gli rubano i vestiti. Capiamo allora che in questa ricerca ha perso tutti i suoi soldi, tutta la sua energia, tanto che alla fine non gli resterà nient’altro che la propria vita – anch’essa in pericolo.

Perché, tra il mondo del bene e quello del denaro, Paravidino inventa due poveri disgraziatissimi esseri clowneschi, servili e avidi, pronti a tutto pur di ricavare denaro dalle loro malefatte. In una sorta di preludio, li vediamo litigare per gli abiti del Cristo e poi la loro presenza scandisce lo spettacolo fino a quest’ultima parte, dove sono al servizio del figlio di Giobbe, con l’incarico di ritrovarne la sorella e portarla in ospedale. Seguendo le tracce del garzone, ritroveranno in effetti la ragazza, ma in un eccesso di zelo e di violenza, picchieranno a sangue il vecchio e il giovane prima di abbandonarli come morti.

Lo spettacolo si chiude con una scena particolare: il figlio di Giobbe ha fatto portare suo padre, sua sorella e il garzone in ospedale. Ed è là che improvvisamente, la ragazza riacquista la parola e i due uomini sembrano guariti delle loro ferite, mentre la madre morta ritorna. Une scena di riconciliazione familiare e quindi dei due mondi in lotta. Un happy end eccessivo, kitch? Niente affatto – solo un sogno che non ha niente a che vedere con la realtà e che anzi la fa risaltare in modo ancora più crudele.

Bisogna aggiungere che in questo spettacolo la musica, come la danza, ricoprono un ruolo importante e che gli attori italiani sono straordinari!

Complimenti al Bozar per aver dato l’occasione al Teatro Valle Occupato di debuttare con la propria creazione a Bruxelles.

Firmato:

Silvia Berutti-Ronelt
Traduttrice e dramaturga,
Organizzatrice dei “Lundis en coulisse” in Belgio; un progetto in collaborazione con La Bellone “Maison du Spectacle”.

[traduzione italiana a cura di Lorella Cosimi]

Théâtre : “La boucherie de Job”, de Fausto Paravidino, au Bozar de Bruxelles 2014

fausto

La première production collective du  Teatro Valle Occupato de Rome sera les 15-16 octobre 2014 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

La Boucherie de Job, de Fausto Paravidino, dramaturge et metteur en scène italien

Surtitrage en français par Silvia Guzzi et Lorena Cosimi

Une tragédie contemporaine où l’on glisse inexorablement vers une perte de repères, où le déchiquetage de la matière humaine entraîne des mises à nu, où les vautours dépècent les êtres jusqu’à l’os.
Un texte époustouflant de modernité qui fait écho à une tragédie annoncée, qui se salit les mains dans les boyaux noirs et sanglants d’une famille à l’image de notre société, mêlant crise économique, folie, relation père-fils, fragilité des sentiments, espoirs et force de l’amour.

Personnage central, Job, pieux père de famille, voit sa vie et celle de sa famille s’effilocher à l’infini… L’argent, l’argent, l’argent…. ou l’illusion de l’argent de son fils violente le sacré, les sentiments de culpabilité, le sacrifice de Job. Un père mis à mort dans ses affections, dans sa foi et jusque dans sa chair.

Avec la sensibilité qui lui est propre, Fausto Paravidino met en scène une véritable implosion de vies tronquées par les lames cruelles d’une société en proie aux pires abjurations. Il enfonce le couteau dans des plaies ouvertes, va jusqu’à interroger les mécanismes de la finance qui prennent les contours d’une anti-théologie, aborde la maladie de plein fouet et nous entraîne au cœur de la grossièreté des non-sentiments.

Et, déambulant sur le fil de la dramaturgie de l’absurde et du rire, l’auteur construit des dialogues impeccables dont l’efficacité réside également dans la part de délire poétique qu’il lui réserve. Dans une interprétation d’émotions hachées menu, on hésitera entre la chair de poule du désespoir, la tendresse et l’humour. La vie, une vraie boucherie. A l’italienne ?

(texte par Silvia Guzzi)

COMMUNIQUE DE PRESSE et SYNOPSIS

VOIR et ECOUTER : LE MAKE OF

Les acteurs: Filippo Dini, Monica Samassa, Vito Saccinto, Angelica Leo, Barbara Ronchi, Emmanuele Aita, Iris Fusetti, Aram Kian, Federico Brugnone, Ippolita Baldini
“La Boucherie de Job” de Fausto Paravidino au Bozar de Bruxelles (15-16 octobre 2014)

Quelques extraits des répétitions, work on progress à Rome:

work on progress-1

A VOIR !!: work on progress-2

work on progress-3

work on progress-4

Musiques-extrait

EN SAVOIR PLUS SUR FAUSTO PARAVIDINO : site non officiel Fausto Paravidino