Sept poèmes de Silvia Bre dans la revue Terre à ciel

 

978880620585GRALire ici les sept poèmes extraits de Silvia Bre, “La fine di quest’arte” (Einaudi, 2015) traduits par Silvia Guzzi pour le numéro de décembre 2015 de la revue Terre à ciel.

 

 

Mais penser, penser c’est s’affranchir,
esprit qui rêve endormi dans la terre :
en toi qui me regardes et es
ce que je suis
je détends mon corps fidèle
né pour raconter la lune
quand d’elle-même elle s’en va
quand sans nous désormais elle va vers personne.

 
[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

Ma pensare, pensare è affrancarsi,
mente che sogna addormentata nella terra :
in te che mi riguardi e sei
quello che sono
distendo questo mio corpo fedele
nato per raccontare della luna
quando va via da sé
quando senza più noi va da nessuno.

[in Silvia Bre, “La fine di quest’arte”, Einaudi, 2015, p. 26]

 

For Liu Xiaobo, in jail in China – par Stefano Serri – dans la revue Iris News

 

Liu-Xiaobo-

 

à lire sur le site Iris News : QUALE IDIOMA, par Stefano Serri

 

 

Cinq ans après la remise du Prix Nobel pour la Paix, pour sa campagne pour la défense des droits démocratiques en Chine, le poète Liu Xiaobo n’a pas à ce jour pu retirer son prix. En effet, Xiaobo est actuellement incarcéré dans une prison chinoise, à la suite d’une condamnation de 11 ans de réclusion pour avoir fait circuler une pétition en faveur des droits démocratiques pour les citoyens chinois.
Nous avons voulu rendre hommage à Xiaobo, et lui exprimer notre solidarité en traduisant dans plus de vingt langues le poème « Quale idioma » de Stefano Serri, extrait du recueil « Prove di un discorso » (publication imminente aux éditions Oèdipus), entièrement consacré au poète prisonnier.

Traductions (dans le désordre) par:

Gray Sutherland (anglais), Di Leiqing (chinois), Antonio Nazzaro (espagnol), Silvia Guzzi (français), Chiara De Luca and Eva Taylor (allemand), Vera Lucía de Oliveira (portugais), Karel Sergen (néerlandais), René Hooyberghs (flamand), Evangelia Polymou (grec), Emilia Mirazchiyska (bulgare), Eliza Macadan (roumain), Arben Dedja (albanais), Jolka Milič (slovène), Milan Dobricic Milan Dobričić (serbe), Rubeva Aishe (turc), Riccardo Campion (polonais), Paolo Galvagni (russe), Leila Karin Kiiskinen (finnois), Tahar Bekri (arabe), Nahid Norozi (perse).

Trois petites fugues, par Gabriella Sica sur Iris News

 

Gabriella_Cara_EuropaThree little fugues from Cinque Fughette europee in Cara Europa che ci guardi (1915-2015) Rome, Cooper, 2015 Translated into English (by Davide Trame), French (by Silvia Guzzi), Spanish (by Antonio Nazzaro), Serbian (by Vesna Andrejevic)

 

Fughetta n. 1

Cara Europa che ci guardi cupa
l’aurea corona ora s’è storta
e più sottili spine ha la rosa
d’uragano sa il tuo perdurare
invernale
il tuo perpetuo umiliare.
Nella nebbia
le mine vaganti del terrore
ma ci apri a primavera
più furente e più violenta
l’ampia canzone
della pura immensa gioia.

E sarò oliva che scivola matura
dall’albero nodoso d’Europa.

[in Gabriella De Sica, “Cara Europa che ci guardi”, Cooper, 2015]

« La poca la povera cosa… », par Silvia Bre dans la revue Terres de femmes

 

photo@Patricia Weibel
photo@Patricia Weibel

Lire ici le poème de Silvia Bre, publié dans la rubrique « Poésie d’un jour » de la revue de poésie numérique « Terrres de femmes » (novembre 2015), choisi et traduit par Silvia Guzzi

 

 

 

La petite la pauvre chose
se met devant, se pose
comme une femme cachée
dans un voile de mariée (…)

[Traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

La poca la povera cosa
si mette davanti, s’imposa
come una donna nascosta
in un velo da sposa (…)

[in Silvia Bre, « Intonazioni nell’eco di Narciso », La fine di quest’arte, Giulio Einaudi editore, Collezione di poesia 429, Torino, 2015, pagina 53.]

“Io amo chi siede…”, par Silvia Bre dans la revue Terres de femmes

 

pwUn poème de Silvia Bre, publié dans la rubrique “Poésie d’un jour” de la revue de poésie numérique “Terres de femmes” (octobre 2015), choisi et traduit par Silvia Guzzi

 

 

moi j’aime qui s’assied
avec tout contre sa chose muette
et quand il se couche
la contient (…)

[Traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

io amo chi siede
con accanto la sua cosa muta
e quando va a dormire
la contiene (…)

[in Silvia Bre, “La fine di quest’arte”, Giulio Einaudi editore, Collezione di poesia 429, Turin, 2015, p. 66.]

Dix poèmes extraits de “La Raccolta del Sale”, par Alessandro Brusa

 

photo@Kirby Kaufman
photo@Kirby Kaufman

dix poèmes extraits de “La Raccolta del Sale” (Giulio Perrone editore, 2013), proposés et traduits par Silvia Guzzi, accueillis dans le numéro d’octobre 2015 de la revue Terre à ciel et publiés en simultanée sur le blog de poésie italien PoetarumSilva (lire les dix poèmes dans les liens ci-dessous)

 

J’ai converti mes pas en empreintes de géant

je l’ai fait avec la simplicité inculte du paysan
qui à l’été invoque la pluie à sa guise ;

je me suis fait ténu au fil du temps
avec lenteur et passant à une maille plus fine
je me suis étreint à la gorge
en un seul instant, après le coucher du soleil ;

mais à présent je suis là et dans ce monde de rues
je ne sais de quelle voix te dire mon nom,
si la fragilité est un bois que je ne connais pas.

[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

Ho tramutato i miei passi in orme di gigante

l’ho fatto con l’ignoranza spicciola del contadino
che all’estate chiede pioggia a suo piacimento ;

mi sono fatto sottile negli anni
con lentezza e calando ad una maglia più fine
mi sono stretto al collo
in un momento solo, dopo il tramonto ;

ma ora sono qui ed in questo mondo di strade
non so con che voce dirti come mi chiamo,
se la fragilità è un legno che non conosco.

[poème extrait d’Alessandro Brusa, “La Raccolta del Sale”, Giulio Perrone editore, 2013]

*

Ce poème a été traduit en anglais par l’auteur lui-même et est paru dans le numéro de juillet de la revue “Assaracus”:

I turned my steps into those of a giant

I did it like common peasants do,
with the same ignorance they
ask summertime for as much rain as they like;

I grew thinner with time
slowly, and sinking to a smaller mesh
I hang on to my neck
in a single moment, after dark;

but I am here now, and in this mess of ways
I don’t know what voice will tell you my name,
if frailty is a wood I don’t know.

 

LIRE LES DIX POEMES SUR TERRE A CIEL (octobre 2015), suivis d’extraits de l’introduction par Matteo Fantuzzi

LIRE LES DIX POEMES SUR POETARUM SILVA

“L’aurais-tu dit là-bas” par Chiara De Luca, dans la revue Terres de femmes

 

couverture-alfabetopoème extrait de Chiara De Luca, “Alfabeto dell’invisibile” (Samuele Editore, 2015), accueilli dans la rubrique “Poésie d’un jour” de la revue Terres de femmes (septembre 2015), choisi et traduit par Silvia Guzzi

 

L’aurais-tu dit là-bas
où les ombres étaient squelettes
le battement dans les oreilles tambours
le souffle lourdes respirations étrangères
au pas inaccoutumé des ténèbres
que plus tu ne savais comprendre (…)

 
(extrait du poème traduit de l’italien par Silvia Guzzi)

*

L’avresti detto laggiù
dov’erano scheletri le ombre
il battito nelle orecchie tamburi
il fiato grevi respiri stranieri
al passo inconsueto del buio
che più non sapevi capire (…)

(tratto da Chiara De Luca, “Elegia per Simone Cattaneo” in Alfabeto dell’invisibile, Samuele Editore, collana Scilla, 2015, pp. 116-117. Prefazione di Claudio Damiani.)

“Arbre dans quelque forêt”, par Anamaria Mayol, dans la revue Terres de femmes

mayol

lire le poème dans la rubrique “Poésie d’un jour” de revue Terres de femmes, choisi et traduit par Silvia Guzzi

 

 

Arbre dans quelque forêt

Peut-être qu’avant d’être femme
j’étais arbre dans quelque forêt
et mes branches poussaient vers le ciel
dans l’espoir fou de voir
l’horizon (…)

[traduit de l’espagnol (Argentine) par Silvia Guzzi pour Terres de femmes]

*

Árbol en algún bosque

Tal vez antes de ser mujer
fui árbol en algún bosque
y mis ramas crecían hacia el cielo
siempre intentado ver
el horizonte (…)

[extrait de Anamaría Mayol, “Poemas pájaros”, Ed. El Mono Armado, 2006, p. 58]

Catalogue quadrilingue de l’exposition “L’Italie et la diplomatie de la Grande Guerre”, Gangemi Ed, 2015

 

grandeguerra« L’Italia e la diplomazia della grande guerra – Italy’s great war diplomacy – L’Italie et la diplomatie de la Grande Guerre – Italien und die diplomatie des ersten weltkrieges », AA.VV, Collection “Storia, Filosfia, Religione”, Gangemi Editore , Rome, 2015.

 

Traduction française sous la direction de Silvia Guzzi, avec l’aimable contribution d’Olivier Favier

Texte en quatre langues : anglais, français, allemand, italien.
Auteurs: Rita Luisa De Palma, Ersilia Fabbricatore, Federica Onelli, Italo Garzia (sous la dir.)

L’exposition est un projet de l’Unité d’analyse, de programmation et de documentation historique diplomatique du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (site internet de la Farnesina).
Elle s’est déroulée à Rome en mai 2015 et voyagera à Paris, Berlin, Londres, Vienne, Ljubljana et Bruxelles.

« Dans le cadre des nombreuses initiatives prises pour rappeler – à cent ans de distance – l’explosion d’un conflit qui a constitué une véritable rupture dans l’histoire du vingtième siècle, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a considéré qu’il était important de faire connaître à un public le plus large possible un aspect généralement méconnu de la Grande Guerre, à savoir l’action engagée par la diplomatie italienne à partir du moment où, à l’été 1914, sont apparues les conditions qui en ont déterminé l’origine, jusqu’au moment où la Conférence de la Paix de Paris a tenté de prendre des décisions nécessaires afin qu’une tragédie comme celle qui venait de s’achever ne se reproduise plus. »

Sept poèmes de Pier Francesco De Iulio dans la revue Terre à Ciel

 

 

iulioLire ici les sept poèmes de Pier Francesco De Iulio dans la revue Terre à ciel (juillet 2015), choisis et traduits par Silvia Guzzi, accompagnés des illustrations de Pierre Rosin et des notes de lecture de Cetta Petrollo et de Silvia Guzzi.

 

dans le saisissement du ressac
cette heure au fond de la mort
de mes yeux à tes yeux
nous regarde, se fait éternelle :
le silence
est un grain de sable
sur les lèvres, un corps
sur un autre corps au hasard
venant corriger la distance :
naufragés, nous
restons à l’écoute,
empourprés
dans la mer de la mer
à l’ouest.

[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

nell’urto della risacca
quest’ora al fondo della morte
dai miei occhi ai tuoi occhi
ci guarda, si fa eterna :
il silenzio
è un granello di sabbia
sulle labbra, un corpo
su un altro corpo per caso
a correggere la distanza :
siamo naufraghi
restando in ascolto,
purpurei
nel mare del mare
a ovest.

[poème inédit]

 

Lire un autre poème de Pier Francesco De Iulio, traduit par Silvia Guzzi et illustré par Pierre Rosin sur le site de Pierre Rosin : C’è un tempo sospeso

Ainsi que deux autres poèmes de Pier Francesco De Iulio sur le blog de Maria Antonietta PinnaNell’urto della risacca…  et C’è un tempo sospeso