“C’est prévu…”, un poème de Goliarda Sapienza dans la revue Terres de femmes

ancestrale-2

Lire le poème extrait du recueil « Ancestrale », de Goliarda Sapienza, collana Labirinti, La Vita Felice, 2013, et sa traduction par Silvia Guzzi pour Terres de femmes

 

C’est prévu.
Ta vie
au bord de mer
ma mort
au fond du puits. […]

*

È predisposto.
La tua vita
in riva al mare
la mia morte
in fondo al pozzo.[…]

“Photographies”, le livre de Robert Lebarbier

 

13568787_10209722637485258_5685536146964889961_o
Une série photographique de Robert Lebarbier autour du thème de l’algue, accompagnée d’un choix de poèmes d’Alessandro Brusa, Carlos Vitale, Sonia Lambertini, Isabelle Bonat-Luciani, Pier Francesco De Iulio et Daniele Casolino.

 

photo©Robert Lebarbier
photo©Robert Lebarbier

 

Choix des poèmes par Silvia Guzzi. Traduction des poèmes en français et en italien par Silvia Guzzi. Traduction de quelques poèmes en espagnol par Carlos Vitale.

 

Pour commander le livre “Photographies” de Robert Lebarbier, Art&Caractères, juin 2016,, contacter l’auteur via son site internet : Robert Lebarbier

 

“Strazio il mio verso…”, par Rita R. Florit dans la revue Terres de femmes

 

47.-Passo-nel-FuocoLire ici le poème de Rita R. Florit, extrait de “Passo nel fuoco”, Edizioni d’If, Naples, 2010, traduit en français pour la revue numérique Terres de femmes (mai 2016)

 

 

Strazio il mio verso
in mille rivoli mi squaglio (…)

*

J’écorche mon vers
en mille ruisseaux je me dissous (…)

 

[extrait de Rita R. Florit, “Passo nel fuoco”, edizioni d’If, Naples, 2010, p. 20,  traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

Trois poèmes de Sonia Lambertini dans la revue Terres de Femmes

 

danzeranno

Lire ici les trois poèmes de Sonia Lambertini extraits de «Danzeranno gli insetti» (Saya editore, 2016) traduits par Silvia Guzzi pour la revue de poésie numérique Terres de Femmes (avril 2016).

 

 

Quand rien ne t’est dû et tu ne sais comment
tu connais le cercle noir qui te hante tu demandes
quel étrange projet a pris tes yeux
pour les emplir de couleur jaune ocre et rouge (…)

*

Quando nulla ti è dovuto e non sai come
conosci il cerchio nero che ti assedia chiedi
quale strano progetto ha preso i tuoi occhi
per riempirli di colore giallo ocra e rosso (…)

 

[extrait de Sonia Lambertini, “Danzeranno gli insetti”, Saya editore, 2016 – traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

 

Cinq poèmes de Silvia Bre dans la revue Recours au Poème

couverture barricateLire ici les cinq poèmes extraits de Silvia Bre, « Le Barricate misteriose » (Einaudi, 2000) traduits en français par Silvia Guzzi pour le numéro 158 de la revue Recours au Poème – Mars 2016

 

 

Écoute, une allée j’avais
de roses infinies
à regarder le soir,
des ciels de violettes
où le lierre rampait à grandes toiles,
j’avais des cordes d’amour.
Et regarde maintenant
comme tout est réduit dans une mire,
que ma route finalement j’ai perdue
dans le monde des choses
et je sens pousser des branches neuves
et le ciel je l’ai, allongé sur les doigts
et j’aime, et je m’enferme
tout entière dans la vie.

[extrait de Silvia Bre, « Le Barricate misteriose », Einaudi, 2000 – traduction Silvia Guzzi]

*

Ascolta, un viale avevo
di sterminate rose
da guardare la sera,
cieli di viole
che l’edera rampava a grandi tele,
avevo corde amorose.
E guarda adesso
com’è tutto raccolto in un mirino,
che finalmente la mia strada ho perso
nel mondo delle cose
e mi sento salire rami nuovi
e il cielo ce l’ho steso sulle dita
e amo, e mi rinchiudo
tutta nella vita.

[extrait de Silvia Bre, « Le Barricate misteriose », Einaudi, 2000]

 

 

“Il dono a volte è solo un vetro opaco…”, par Silvia Bre dans la revue Terres de femmes

 

marmoLire ici le poème de Silvia Bre dans la rubrique “Poésie d’un jour” de la revue de poésie numérique “Terres de femmes” (février 2016), choisi et traduit par Silvia Guzzi

 

 

 

 

Le don parfois n’est qu’un verre opaque
à reconnaître au milieu de rien (…)

 
[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

Il dono a volte è solo un vetro opaco
che va riconosciuto in mezzo al niente (…)

 
[Silvia Bre, “L’argomento”, in Marmo, Giulio Einaudi Editore, 2007 [ebook 2014], p. 9. Premio Viareggio-Rèpaci 2007]

Cinq poèmes par Mariangela Gualtieri dans la Revue Paysages écrits

 

copertina-GPLire ici les cinq poèmes extraits de Mariangela Gualtieri, « Le giovani parole » (Einaudi 2015) traduits par Silvia Guzzi pour le numéro 26 de la Revue Paysages écrits.

 

 

Le voilà gorgé
de blessures et de ciel. Il s’appelle
homme. Il s’appelle femme. Il est ici
dans le bleu de la planète –
il dit maman. Il dit chien
ou aurore.
Le mot amour il l’a inventé
attrapé dans le gel.
Perdu. Loin. Seul. Il l’a écrit
aux empreintes de rouge
dans un silence éboulé
sous la neige.

 
[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

 
*

 

Ormai è sazio
di ferite e di cielo. Si chiama
uomo. Si chiama donna. È qui
nel celeste del pianeta –
dice mamma. Dice cane
o aurora.
La parola amore l’ha inventata
intrappolato nel gelo.
Perso. Lontano. Solo. L’ha scritta
con ditate di rosso
in un silenzio caduto giú
dalla neve.

 
[in Mariangela Gualtieri, “Le giovani parole”, Einaudi, 2015, p. 97]

Sept poèmes de Silvia Bre dans la revue Terre à ciel

 

978880620585GRALire ici les sept poèmes extraits de Silvia Bre, “La fine di quest’arte” (Einaudi, 2015) traduits par Silvia Guzzi pour le numéro de décembre 2015 de la revue Terre à ciel.

 

 

Mais penser, penser c’est s’affranchir,
esprit qui rêve endormi dans la terre :
en toi qui me regardes et es
ce que je suis
je détends mon corps fidèle
né pour raconter la lune
quand d’elle-même elle s’en va
quand sans nous désormais elle va vers personne.

 
[traduit de l’italien par Silvia Guzzi]

*

Ma pensare, pensare è affrancarsi,
mente che sogna addormentata nella terra :
in te che mi riguardi e sei
quello che sono
distendo questo mio corpo fedele
nato per raccontare della luna
quando va via da sé
quando senza più noi va da nessuno.

[in Silvia Bre, “La fine di quest’arte”, Einaudi, 2015, p. 26]

 

For Liu Xiaobo, in jail in China – par Stefano Serri – dans la revue Iris News

 

Liu-Xiaobo-

 

à lire sur le site Iris News : QUALE IDIOMA, par Stefano Serri

 

 

Cinq ans après la remise du Prix Nobel pour la Paix, pour sa campagne pour la défense des droits démocratiques en Chine, le poète Liu Xiaobo n’a pas à ce jour pu retirer son prix. En effet, Xiaobo est actuellement incarcéré dans une prison chinoise, à la suite d’une condamnation de 11 ans de réclusion pour avoir fait circuler une pétition en faveur des droits démocratiques pour les citoyens chinois.
Nous avons voulu rendre hommage à Xiaobo, et lui exprimer notre solidarité en traduisant dans plus de vingt langues le poème « Quale idioma » de Stefano Serri, extrait du recueil « Prove di un discorso » (publication imminente aux éditions Oèdipus), entièrement consacré au poète prisonnier.

Traductions (dans le désordre) par:

Gray Sutherland (anglais), Di Leiqing (chinois), Antonio Nazzaro (espagnol), Silvia Guzzi (français), Chiara De Luca and Eva Taylor (allemand), Vera Lucía de Oliveira (portugais), Karel Sergen (néerlandais), René Hooyberghs (flamand), Evangelia Polymou (grec), Emilia Mirazchiyska (bulgare), Eliza Macadan (roumain), Arben Dedja (albanais), Jolka Milič (slovène), Milan Dobricic Milan Dobričić (serbe), Rubeva Aishe (turc), Riccardo Campion (polonais), Paolo Galvagni (russe), Leila Karin Kiiskinen (finnois), Tahar Bekri (arabe), Nahid Norozi (perse).

Trois petites fugues, par Gabriella Sica sur Iris News

 

Gabriella_Cara_EuropaThree little fugues from Cinque Fughette europee in Cara Europa che ci guardi (1915-2015) Rome, Cooper, 2015 Translated into English (by Davide Trame), French (by Silvia Guzzi), Spanish (by Antonio Nazzaro), Serbian (by Vesna Andrejevic)

 

Fughetta n. 1

Cara Europa che ci guardi cupa
l’aurea corona ora s’è storta
e più sottili spine ha la rosa
d’uragano sa il tuo perdurare
invernale
il tuo perpetuo umiliare.
Nella nebbia
le mine vaganti del terrore
ma ci apri a primavera
più furente e più violenta
l’ampia canzone
della pura immensa gioia.

E sarò oliva che scivola matura
dall’albero nodoso d’Europa.

[in Gabriella De Sica, “Cara Europa che ci guardi”, Cooper, 2015]